Éditorial du Militant N°729 – La France s’enfonce dans le totalitarisme et l’abjection

La France s’enfonce dans le totalitarisme et l’abjection :

   Le régime républicain que subit la France depuis plus de deux siècles ne lui a pas apporté la stabilité, la force spirituelle, fondatrice de toute puissance temporelle. Bien au contraire : quinze constitutions, trois invasions armées (1814,1870,1940), traumatismes sans précédents depuis 900 ans, destruction de ses fondements spirituels pour imposer le règne de la raison déifiée, seul juge d’elle-même, et tout cela, fondé sur le sang et le parjure avant le régicide du 21 janvier 1793. En effet, qu’est-ce que la fête républicaine du 14 juillet, dite nationale, sinon la commémoration de l’assassinat du gouverneur de la Bastille lors d’une émeute – premier mort d’une longue série de victimes arbitrairement massacrées – un certain 14 juillet 1789, alors qu’il avait été auparavant garanti la vie sauve ?

   Le résultat en est aujourd’hui une France déclassée, surtout en Europe, coupée de ses racines et de ses traditions, envahie par des populations allogènes et inassimilables, et ayant semé dans toute l’Europe les miasmes de sa maladie spirituelle, née des loges maçonniques et de la Kabbale.

 Le 4 septembre 2020,  un Macron, qui fête les 150 ans de ce énième coup d’Etat que fut la proclamation de la République par Gambetta le 4 septembre 1870, définit ainsi ce qu’est être Français : « Etre Français, c’est d’abord aimer passionnément la liberté. De Gaulle a évoqué le « pacte vingt fois séculaire entre la France et la liberté du monde …  vous êtes liés par ce pacte. »

   Quel réductionnisme ! Mais aussi quelle continuité depuis 1789. Car être Français, c’est d’abord être fils de Clovis, de Charlemagne et de Saint Louis. C’est être l’héritier d’une civilisation d’origine celto-germanique nourrie de culture gréco romaine et chrétienne. C’est être nourri spirituellement et culturellement de réalités bien concrètes, bien charnelles et non pas d’une idée abstraite, hors sol qu’est la « liberté ».

   Car il n’existe en pratique que des libertés concrètes. La « liberté », définie comme un absolu mais sans contenu réel, ouvre la voie du totalitarisme contenu dans l’apostrophe de Saint Just : « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ».

   Nous en faisons l’expérience. Si la loi de 1881 sur la presse établissait un régime de liberté d’expression, celui-ci allait vite se restreindre. Les lois anticatholiques, l’anticléricalisme du « Petit père Combes » conduisant à casser les carrières des fonctionnaires allant à la messe en furent une première manifestation. Les décrets Marchandeau sur les armes en 1939 en sont une autre. Après « l’Epuration » de 1944-1945 visaqnt les Français ayant adhéré au seul régime qui, depuis 1789, remettait en cause les principes mortifères de leur République, nous avons depuis 1972 avec la loi Pleven une succession de lois liberticides obligeant, sous peine d’amendes, voire de prison, à croire et professer des vérités officielles, tandis que des lois, comme la loi Néiertz, condamnent ceux qui s’opposent par trop à l’avortement.

   Aujourd’hui, nous passons à la vitesse supérieure. Au motif d’une crise sanitaire, orchestrée par les media pour apeurer les populations, nous subissons des atteintes graves à notre liberté d’aller et de venir : la claustration forcée du printemps 2020, appelée « confinement », marquée par une répression féroce de forces de polices qui ne sont que les mercenaires du régime à leur corps défendant. Et cet automne, le confinement étant suicidaire économiquement, l’incitation, puis l’obligation en des lieux toujours plus nombreux de se masquer. Après 2 mois de séquestration, nous sommes désormais en liberté conditionnelle. Nous pouvons en effet de nouveau faire fonctionner la société de consommation à condition de porter un masque !

   Le fait le plus inquiétant est l’absence quasi-totale de révolte des Français face à ce nouvel avilissement imposé par le magistère mondialiste et pouvant bénéficier aux groupes pharmaceutiques, d’autant plus grossier que le masque, affirmé en cette fin d’été comme la panacée contre un Covid présenté en recrudescence, était jugé inutile au printemps !

    Et, pendant que l’on conditionne la population sur la peur d’une épidémie dont la dangerosité est fortement grossie et mise en scène, peur accompagnée de la menace policière, des décisions d’une gravité sans précédent sont actées, votées par la politicaille régimiste, soit par suivisme, soit par conviction, soit par lâcheté, tels les élus marinistes qui n’ont pas pris part au vote.

   Ainsi, dans la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août, à marche forcée les députés ont voté, dans une assemblée désertée (101 députés présents sur 577) un projet de loi bioéthique avec pour mesure-phare l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, autrement dit aux lesbiennes, mais, plus gravement avec un article qui prévoit l’avortement jusqu’à neuf mois des enfants à naître si la mère – mais que signifie ce mot dans un tel cas ? – est en détresse psychologique : c’est, plus encore qu’avec l’assassinat d’un foetus, légaliser l’infanticide ! La culture de mort progresse.

   Tout aussi gravement, ce même texte prévoit la fabrication de chimères, c’est-à-dire d’êtres monstrueux mêlant gènes animaux et humains. Leur République s’enfonce dans l’abjection, le satanisme. C’est pourtant dans l’ordre des choses : lorsqu’un régime repose sur l’idéologie, sur une raison humaine déifiée, détachée de toute attache avec l’ordre naturel, les pires dérives, même les plus inimaginables, sont envisageables.

   Et, comme, en dépit de la soumission covidienne, une partie des Français conserve du bon sens et un salutaire esprit critique et frondeur, propre à notre race, et que le désordre s’installe dans le pays tout simplement parce que si une société ne respecte pas les lois universelles qui en régissent le fonctionnement sain, le régime en situation de faillite se cabre. Il développe une emprise totalitaire – à savoir la volonté de l’Etat d’influencer et de contrôler les actes et les pensées de chacun – qui n’est que le signe de son affaiblissement grandissant face à une situation qui lui échappe. Macron se plaint que l’autorité soit de moins en moins respectée : encore faut-il qu’elle soit respectable.

   Toutefois, ce totalitarisme est plus dangereux que jamais car il s’impose avec une relative douceur en recourant aux techniques d‘ingénierie sociale. On assiste ainsi, depuis quelques mois au déploiement coordonné d’un nombre important de forces économiques, médiatiques, politiques et géopolitiques, gouvernements, ONG, fondations, etc., dont l’action convergente consiste à essayer de nous persuader de quelque chose d’évidemment faux – l’existence d’un virus extrêmement dangereux alors que tout démontre que ce n’est pas le cas – ceci afin de nous faire entrer de force dans une nouvelle réalité mentale globale.

   Ainsi, le gouvernement français et les media utilisent un outil d’ingénierie sociale, le « nudge », pour fabriquer le consentement de la population au confinement et à toutes les mesures comme le port du masque obligatoire. Le « nudge » (ou coup de coude) est un outil d’orientation douce des décisions qui doit permettre d’endormir la méfiance des masses et capter leur confiance. Et cela fonctionne relativement bien.

   Les nationalistes doivent adapter leur action à ces nouvelles méthodes et continuer plus que jamais à dénoncer et combattre ce régime criminel d’anti-France – et plus largement d’anti civilisation européenne – que nous subissons.

   Répétons-le : si l’horizon parait fuligineux à vue d’homme, rien de durable ne s’est établi contre l’ordre naturel. Conservons l’espérance et agissons en sorte de forger les outils de notre redressement qui est à terme inéluctable, quelles que soient les épreuves que nous devrons traverser.

Éditorial de MILITANT

…SOMMAIRE :
La France s’enfonce dans le totalitarisme et l’abjection (MILITANT)……………………………………………………………………………………………………………….. page 3
Les Occidentaux entre Minsk etAnkara (Maurice GUFFROY)……………………………………………………………………………………………………………….. pages 4 et 5
Le phénomène de colonisation (André GANDILLON)…………………………………………………………………………………………………………………………….pages 6 à 11
Yad Vachem boussole de l’Occident ? (Emile MALLIEN)…………………………………………………………………………………………………………page 12
Le drame du Liban (François PALAFITTES) ………………………………………………………………………………………………………………………………..…..pages 13 et 14
Nouvelles du Monténégro (Nicolas OUGAROV)………………………………………………………………………………………………………………………………… pages 14 et 15
Le Poil à gratter………………………………………………………………………………………………………………………………….……………………………………………page 16

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