Militant N°720 – La politique du déni de réalité

SOMMAIRE :
Quelle politique pour la droite ? (MILITANT) page 3
Polémique autour des trains régionaux (Maurice GUFFROY) pages 4 et 5
Le mythe du progrès (André GANDILLON) pages 6 à 11
L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen (François PALAFITTES) page 11 et 12
L’ONU, matrice du totalitarisme ? (Albert FOEHR) page 13 à 15
Le Poil à gratter page 16

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La politique du déni de réalité

   L’une des caractéristiques de l’oligarchie dirigeante est de pratiquer le déni de réalité. Jamais, les analyses effectuées par les détenteurs du pouvoir politico-médiatique ne désignent, ne nomment le réel tel qu’il est. Or, nommer les choses, les objets, est le fondement de tout ce qui suit.

   Le récit de la Genèse (2, 19-20) précise : « Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme ». De même, Confucius avait répondu à son souverain, qui lui demandait comment faire pour rétablir son royaume : « commençons par faire un dictionnaire ». Travestir le sens des mots, c’est semer la confusion, susciter le chaos.

   Depuis longtemps, l’oligarchie régimiste refuse d’appeler les faits, les choses par leur nom, que ce soit par bêtise, par dessein ou par lâcheté. Il n’y a plus d’avortements mais des « interruptions volontaires de grossesse ». Des immigrants illégaux sont des « chances pour la France », l’invasion migratoire, en fait un ethnocide des Français, vulgarisé sous le nom de « grand remplacement », est faux, relève du complotisme, etc.

   Le 2 novembre 2019, à Chanteloup les Vignes (Yvelines), où lors d’émeutes, un incendie criminel a détruit un cirque, Edouard Philippe s’est contenté de tancer  une « petite bande d’imbéciles irresponsables ». En réalité, ce fait divers caractérise un processus belliqueux qui se développe à l‘encontre de la France par des activistes issus de populations d’origine extra-européennes, vivant regroupées dans des quartiers d’où les naturels Français ont quasiment disparu. L’islam en est une composante majeure, sinon le fer de lance, en tant qu’idéologie politico-religieuse de conquête de territoires qui lui échappent jusqu’à présent.

   Pour le moment, il ne s’agit pas à proprement parler de guerre, car pour cela il faut un adversaire qui réponde à l’agression. Ce n’est pas le cas puisque la classe politique régimiste se refuse à admettre cette réalité et bien au contraire la minimise, allant en quelque sorte jusqu’à acheter – pour combien de temps ? – la paix civile en distribuant des milliards de subventions aux banlieues ethniques, milliards qui font défaut dans d’autres domaines, comme l’armée, l’équipement du territoire.

   Dans les villes affectées par ces  guet-apens, le scénario est le même : des individus mettent le feu à des poubelles. Puis les pompiers interviennent avec la police. Ils essuient alors des jets de projectiles, voire des tirs de mortier ou de cocktails Molotov. Les agresseurs se filment, en toute impunité.

   En réalité, nous sommes pour l’instant dans une phase de guérilla sécessionniste, visant à soustraire toujours un peu plus des portions du territoire national à la loi générale. Mais les faits sont là. Il suffit de citer Yassine Belattar, conseiller de Macron qui a crânement déclaré, le 27 octobre 2019 : « Nous, les musulmans, ne sommes pas dans un projet d’assimilation. La France doit s’habituer au fait que nous restons. Si vous ne nous aimez pas, nous avons préparé nos enfants ».

   Quel contraste avec la répression appliquée avec une dureté sans pareille aux naturels Français ! Selon la même pratique d’inversion langagière, la juste révolte des Français est qualifiée d’être une succession de violences, de menées criminelles. Des sévices policiers aux condamnations des tribunaux, la répression régimiste vise à une criminalisation croissante des mouvements sociaux. En effet, l’une des caractéristiques du mouvement des Gilets jaunes, c’est de subir une répression totale et indistincte : policière, judiciaire, administrative. A Paris, le préfet est devenu un acteur central de la répression. Une autre est que la répression vise des personnes aux profils variés : des lycéens de Mantes-la-Jolie (Yvelines), des journalistes interdits de couvrir des manifestations.

   Là, les naturels Français, qui clament légitimement leur mal être dû à la dégradation de leurs conditions d’existence, sont traités comme des criminels : en un an, plus de 3000 Français ont fait l’objet d’une condamnation judiciaire, 24 ont été éborgnés par la répression régimiste. Nous pourrions aussi rappeler comment les défilés de la « Manif pour tous », contre la dénaturation du mariage, ont été sauvagement matraqués en 2013. Il est clair qu’il s’agit d’annihiler toute contestation de la politique de dénaturation de la société et de destruction de la France menée par les gouvernements de leur République, depuis une quarantaine d’années maintenant, de neutraliser les mouvements sociaux et d’empêcher les Français de militer et de manifester, en criminalisant leurs actes. En réalité, c’est une logique antiterroriste qui est appliquée à l’encontre de la révolte des Français. Il ne leur est plus même fait l’honneur, éventuellement, de procès politiques : tout est rapporté au seul droit commun réprimant la délinquance. Là encore, hypocrisie et déni de réalité font bon ménage.

   Que dire des Français non reniés, des nationalistes, en particulier ! Beaucoup sont « fichés S », ce qui signifie qu’ils sont considérés comme des terroristes, à l’égal des islamistes. Pourtant, ce sont les black-block, les « antifa », qui tiennent la rue et pas les nationalistes qui ne disposent d’aucune véritable organisation de défense et se retrouvent désarmés face à ces groupes qui sont objectivement les nervis du régime.

   La France n’est d’ailleurs pas une exception en Europe : partout, les nationalistes et les patriotes sont victimes de la répression de gouvernements d’essence antinationale. En Grèce, exemple parmi d’autres, c’est ainsi que le parti Aube Dorée est qualifié « d’organisation criminelle » et que ses dirigeants menacés de lourdes peines de prison, leurs militants assassinés. Même les morts sont attaqués : en Espagne, le gouvernement du socialiste Sanchez a fait exhumer le général Franco de son tombeau de Valle de los Caïdos, tandis qu’il accueille à bras ouverts les embarcations d’envahisseurs extra-européens.

   L’inversion, le mensonge, le déni de réalité sont devenus la base du discours politique de ces gouvernements qui détruisent nos peuples. En sont emblématiques les propos tenus le 3 novembre 2019, sur RTL, par le sieur Djebbari, sous ministre des transports, qui a déclaré qu’une « France gauloise, blanche, hétérosexuelle …, c’est une France qui n’a jamais existé dans l’histoire ! », avant d’ajouter « Ça me paraît être totalement l’inverse de notre projet. ».

   Voilà qui a le mérite d’être clair : l’inversion, la subversion règnent à tous les niveaux. Plus que jamais, nous devons savoir que ceux qui dirigent la France, et plus largement l’Europe carolingienne sont nos ennemis, les ennemis de la civilisation. Ils sont prêts à toutes les vilenies, toutes les lâchetés, toutes les trahisons pour détruire notre civilisation européenne et chrétienne millénaire, ou plus précisément les pans encore immenses qui demeurent en dépit d’un travail de sape mené au grand jour depuis plus de deux siècles.

   Les nationalistes doivent rester fermes sur les principes qui ont fait la grandeur de la civilisation européenne et de la France : respecter l’ordre naturel, fonder toute réflexion sur une pensée réaliste et non pas nominaliste, garder notre langue, affirmer la métaphysique et les vérités helléno-chrétiennes contre le messianisme talmudique promu par le judaïsme politique et la gnose maçonnique qui en est issue, affirmer la fierté de notre histoire et revendiquer la grandeur de notre race.

Éditorial de MILITANT

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