Militant N° 695 – Les Français en état de sécession passive

SOMMAIRE :
Les Français en état de sécession passive (Militant)……………………………………………………………….. page 3
Les nationalistes à l’épreuve face à la perversité mondialiste (DIOGENE)………………………………. pages 4 et 5
La fiscalité en France (André GANDILLON)…………………………………………………………………….pages 6 à 10
Le judaïsme est un projet politique (Hervé RYSSEN)……………………………………………………….pages 11 à 13
DILCRAH : la nouvelle « Tcheka » du judaïsme politique (Pierre OLIVIER)…………………………………….page 14
La poursuite de la mondialisation (Emile MALLIEN)………………………………………………………………. page 15
Chronique impertinente…………………………………………………………………………………………………page 16

665Les Français en état de sécession passive – Juillet/Août 2017 :

La séquence électorale de ce printemps 2017 s’est conclue, après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de leur République avec une majorité des deux-tiers, par l’obtention, à son profit, d’une large majorité législative. Au vu des résultats, tout semble aller pour le mieux.

En réalité, derrière le leurre des pourcentages, Macron a été mal élu : s’il a obtenu 20 millions de voix, Marine Le Pen en a eu 10 millions, les vote blancs ou nuls ont dépassé les 4 millions avec tout autant d’abstentionnistes protestataires. Ainsi, Macron a-t-il eu dès le début de son mandat 20 millions d’électeurs hostiles. Cette tendance a été confirmée lors des élections législatives. Avec des taux d’abstention record de 51,29 % au premier tour du 11 juin puis de 57,36 % lors du second tour du 18 juin, un fait s’impose : le peuple français est en état objectif de sécession passive vis-à-vis du régime et de la classe politique qui le fait vivre et en vit.

Macron et son mouvement « En Marche » n’ont été soutenus que par 15 % des électeurs inscrits et bien moins encore si l’on tient compte des 4 millions de personnes qui ne jugent pas utile de se faire enregistrer pour aller urner, auxquels s’ajoutent de 3 à 5 millions de « mal inscrits ». Quels sont donc ces soutiens minoritaires qui lui ont donné le pouvoir ?

A l’observation, les élus macronistes, en partie recrutés sur l’Internet, sont issus de cette catégorie de Français intellectuellement cosmopolites, largement indifférents à notre tradition nationale et aux principes moraux issus de la morale naturelle, qu’ils jugent dépassés et qui se retrouvent tant dans la droite que dans la gauche « modérées ». Bref, ce sont des esprits peu ou prou gauchisants, infectés par le bourrage de crâne libéral, antiraciste, antinational de la mal dénommée « Education nationale ». Ce sont les idiots utiles du mondialisme formatés en tant que laquais de la superclasse mondiale à laquelle ils aspirent appartenir, dans des écoles supérieures de commerce et autres écoles de gestion en tous genres. Dominent ainsi les cadres, les professions intellectuelles ou les chefs d’entreprise. Qu’ils soient 117 sans couleur politique connue, 48 venant de la droite (UDI, LR, DVD) et 17 du centre, 126 issus du Parti socialiste importe peu. Plus intéressant est de remarquer la présence de 23 élus de la « diversité », à savoir des allogènes, signe la nature cosmopolite de la mentalité sous-jacente du macronisme. Et ceux qui les ont élus relèvent des mêmes catégories sociologiques. C’est une fraction du peuple français.

Quant à la droite libérale, elle s’oppose à Macron moins par idéologie que par intérêt partisan, la lutte pour les places et les revenus afférents étant en jeu. Car les Juppé, Baroin et consorts ont appelé à voter pour Macron au second tour de la présidentielle, le plus indécent étant Fillon qui, à peine éliminé, donna prestement cette consigne.

Plus que jamais, cette série d’élections marque la rupture entre deux France : la France enracinée, la France victime de la mondialisation et celle qui en profite ou plus exactement pense ou espère en profiter, avec au sommet, les coteries mondialistes et les domestiques de la classe politico médiatique.

Mais allons plus loin. De quels pouvoirs effectifs dispose un Macron ? A l’instar de ses prédécesseurs immédiats, il est avant tout le fondé de pouvoir de l’oligarchie apatride et financière qui l’a propulsé à l’Elysée, son passé de banquier-associé de Rothschild & Cie étant emblématique de cette réalité. Ces présidents ne gouvernement plus rien de décisif ; ils sont là pour mettre en place l’optimisation du marché, sinon des marchés mondialisés et par suite contribuer à insérer les nations, en les dissolvant, dans une gouvernance mondialisée. La politique favorable à l’immigration et les soutiens divers dont celle-ci bénéficie (discrimination positive, programmes d’éducation prioritaire et élitistes accordé aux jeunes allogènes) scellent cette politique scélérate et criminelle.

Outre la « shoah », le marché est l’une des divinités du système en place. La logique de survie du capitalisme – ou système prix-salaires-profits – est de transformer en bien marchand tout ce qui existe pour nourrir les circuits commerciaux et les sources de profit. Aujourd’hui le rôle d’un Macron consiste à imposer par la bande les volontés de l’oligarchie mondialiste aux Français, là où un Sarkozy et un Hollande ont échoué. Le président n’a pas d’autres pouvoirs que ceux qui lui sont donnés par les financiers qui dominent le marché, lequel, pour trouver sans cesse, de manière vitale, de nouveaux biens marchands, englobera bientôt la police, la justice mais aussi la prostitution, jusqu’à la commercialisation de l’être humain. Les politiciens démocratiques n’ont pas pour mission de mener une politique d’intérêt national mais celle de faciliter le triomphe du marché et lui livrer les derniers bastions détenus par le peuple. Macron est là pour faire la politique du CAC 40 et non pas celle de la France

 Avec les pertes successives de souveraineté, toute politique industrielle nationale devient impossible. Les infrastructures sont en grande partie décidées à Bruxelles. L’armée est de plus en plus inféodée à l’Otan. Ceux qui font fonction de dirigeants nationaux sont là pour servir de kapos du mondialisme et contenir les révoltes. Ils tentent ainsi de détourner l’attention du peuple par des réformes gadget : en témoigne le discours de Macron devant le Congrès, le 3 juillet où il propose, en guise de politique de … réduire le nombre des députés et des sénateurs !

Pendant ce temps, la réforme en cours du code du travail, visant à « fluidifier » le marché du travail, n’est pas là pour relancer l’économie mais pour précariser les salariés français et diminuer les coûts salariaux au seul bénéfice des financiers. Car, si le code du travail est devenu un inextricable dédale juridique et un frein, c’est par l’investissement que l’on relance une économie. Or, avec l’U.E. et l’euro, l’Etat s’est privé des moyens nécessaires d’action. Dans le même temps, pour mieux tenter de domestiquer les Français, actuellement en état de sécession passive mais demain susceptibles d’entrer en révolte active, les mesures liberticides s’accumulent. Depuis les décrets sur les Ligues de 1936 et les décrets Marchandeau de 1939 jusqu’aux lois Pleven et Gayssot, les libertés n’ont cessé de se restreindre dans tous les domaines mais suffisamment lentement pour que les gens s’y habituent. Aujourd’hui, c’est l’état d’urgence, originellement provisoire, décrété en 2015 à la suite des attentats du Bataclan qui va être pérennisé … comme les nationalistes l’avaient annoncé, sachant qu’ils en sont les premières victimes.

Pourtant, en dépit des débuts du sieur Macron qualifiés de « sans faute » par les media, les causes profondes de la déstabilisation de la France et de l’Europe demeurent. Les nuages sombres s’accumulent sur la situation internationale comme sur la situation financière et l’actuel pouvoir d’anti France, assis sur une minorité de rencontre, est bien plus fragile qu’il n’y paraît en ce début d’été. 

Or, comme l’écrivait Georges Bernanos, « l’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! ». Les nationalistes le savent et œuvreront pour que cet avenir soit au service des nations et de la personne humaine. Des révoltes viennent : sachons les transformer en Révolution nationale.

MILITANT.

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