MILITANT N° 669 mars 2015 – La Russie, championne de la civilisation face à la barbarie mondialiste

Militant 669

LA RUSSIE , PIERRE D’ACHOPPEMENT DU MONDIALISME ?

 

En 1991, la dislocation de l’ URSS faisait de la Russie, qui peu d’ années auparavant disputait aux États-Unis le rôle de puissance planétaire, une puissance secondaire. L’éclatement de l’empire russe soviétique transformait des frontières administratives en frontières d’États indépendants, laissant en dehors de la République de Russie plusieurs dizaines de millions de Russes, tandis qu’elle devenait la proie de prédateurs occidentaux et de boutiquiers sans scrupules connus depuis lors sous l’appellation d’oligarques. Pourtant, en 1999, l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine amorçait le redressement de la Russie qui, depuis lors reconquiert progressivement son statut naturel de grande puissance mondiale. Or cette politique irrita aussitôt les États-Unis dans la mesure où la Russie refusait de souscrire à leur projet de Nouvel Ordre mondial et de leur être de fait inféodée. Des révolutions « de couleur » furent fomentées tant en Biélorussie qu’ en Ukraine, en Géorgie et au Kirghizstan, sans grand succès. Le conflit s’ élargissait à l’international, notamment en Syrie où la diplomatie russe bloquait la poursuite de la déstabilisation du Proche-Orient commencée en 2003 en Irak.
Mais en février 2014, jouant sur la nature hétérogène et le caractère artificiel de l’actuel État ukrainien, les Etats-Unis
concoctèrent le coup d’État de Maïdan par lequel leurs hommesliges accédèrent au pouvoir à Kiev. Toutefois, par leurs maladresses provocatrices, aggravées par la haine – peut-être compréhensible mais contre productive par nature – que des Ukrainiens de l’ Ouest nourrissent envers Moscou, s’aliénèrent les populations russophones qui, légitimement résistèrent à l’agression dont elles étaient victimes. Il n’en f allait pas plus pour déclencher l’actuel conflit du Donbass assorti de « sanctions » occidentales qui, s’il sert les desseins d’un Oncle Sam en déclin en réactivant la division de l’Europe, est dommageable à l’unité dont le Monde blanc a besoin pour faire face aux défis posés par le réveil des autres civilisations. Et la stabilité en Europe passera inévitablement par une révision raisonnée de certaines frontières, véritable gageure il est vrai dans le contexte actuel. Ajoutons que l’ assassinat de Boris Nemtsov vient « à point » pour tenter de déstabiliser la Russie à la manière de ce
qui s’ est passé à Kiev en 2001 , nombre de propos codés le laissant entendre.
Toutefois, au delà d’ un conflit ayant pour enjeu le maintien des Etats-Unis comme seule puissance planétaire, mais aussi, de plus en plus, l’affirmation d’une Allemagne retrouvée en Europe centrale notamment, la nouvelle opposition entre la Russie et l’Occident voulue par ce dernier est, plus encore, un conflit entre deux modèles de société et de civilisation. Deux conceptions s’opposent : d’un côté, la Russie qui fonde son avenir sur sa tradition millénaire dont l’orthodoxie chrétienne ; de l’autre les États-Unis et l’ U.E. qui veulent imposer un ordre social subverti, constructiviste, amoral, posant comme principe que l’artificiel conçu par l’ homme est substituable au réel.
La Russie privilégie sainement le renouvellement endogène des générations alors que l’ Occident vise au remplacement des populations blanches par l’immigration, niant le rôle vital de la spécificité ethnique et culturelle, les hommes étant posés comme
interchangeables. C’est ainsi que la Russie combat l’inversion et la perversion des mœurs illustrées par le « mariage » des paires homosexuelles, la théorie du genre, idées prônées par l’ Occident et présentées par lui comme étant la nouvelle norme obligatoire. A vrai dire, la Russie, qui pendant 70 ans, fut le siège de la subversion mondiale et d’ un régime criminel dont elle fut la première victime, s’ affirme comme l’ancrage actuel de notre civilisation millénaire, tandis que l’ Occident devient synonyme de barbarie. Il est tenu par une classe dirigeante maîtrisant les pouvoirs économique, médiatique et politique qui sous les apparences de classes politiques nationales est en réalité dénationalisée, trahissant et détruisant les peuples dont elle est sensée être issue mais dont elle est le premier ennemi. Cette « superclasse mondiale » est un gouvernement d’ occupation, avec ses « idiots utiles » dont les peuples d’ Europe doivent se délivrer pour tout simplement subsister .
Au XXe siècle, l’ Europe a vu s’ effondrer les derniers pans de son ordre traditionnel millénaire avec la disparition notamment de
l’ empire austro-hongrois suivi de la victoire d’idéologies matérialistes, issues des « Lumières », nourries d’une dimension anthropocentrique par laquelle l’homme, s’identifiant à Dieu, a cru pouvoir faire ce que bon lui semblait. Entre temps, une réaction venue des tréfonds des peuples, dans l’ urgence, à savoir les « fascismes », a échoué. Or , depuis 1991 ,alors que libéralisme apatride et maçonnique triomphent, que l’ argent roi et la spéculation volent les peuples au profit d’une minorité transnationale, voilà qu’un peuple lui oppose une politique fondée sur la tradition et l’intérêt national. Les pseudo élites occidentales, prisonnières de schémas de pensée matérialistes, ne comprennent plus.
Il ne s’ agit pas d’ idéaliser la Russie ; la corruption y est endémique. Des puissances mafieuses menacent et la mentalité d’une partie de l’ élite est infectée par l’Occident et a partie liée avec les intérêts des apatrides occidentaux et israéliens, ce qui menace toute politique de construction d’ un modèle proprement russe. Les défis (économique, démographique) à relever sont loin d’ être gagnés. Cependant, sous ces graves réserves, elle est aujourd’hui l’ un des rares pays d’Europe à afficher une volonté d’assurer l’avenir en continuité avec son passé millénaire.
Pour cette raison, fidèles à leur doctrine, les nationalistes qui jadis ont combattu la Russie communiste parce qu’ elle menaçait la civilisation européenne, doivent aujourd’hui soutenir la Russie de Vladimir Poutine. Pour cela, il leur faut combattre les mensonges et la propagande qui façonnent l’opinion publique dans l’ U.E. et la fourvoient, mais aussi travailler à instaurer des Etats nationalistes, c’est-à-dire des États fondés tout simplement sur la politique naturelle, à savoir des régimes qui unissent les générations passées, les présentes et celles à naître et veulent une politique de sauvegarde de la civilisation européenne par l’établissement d’ une Europe des patries aux forces équilibrées.
En Occident s’ établit insidieusement une dictature sourde faite d’une inflation de lois liberticides, chaque jour renforcées. Aux
États-Unis, le « 11 septembre » a justifié le vote du Patriot Act, modèle du genre, copiée dans le monde occidental. En France,
l’ affaire Charlie Hebdo de j anvier 201 5 sert d’alibi à une classe politique des plus méprisables et nuisibles qui soit pour mettre les Français sous contrôle, les désarmer mentalement avec cet acide intellectuel qu’ est l’antiracisme estampillé par le CRIF , tandis que le laïcisme maçonnique vise à déraciner et lobotomiser les jeunes générations et que Manuel Valls affirme, dans sa haine aveugle de notre civilisation, que son ennemi principal est « l’ extrême droite », ce qui, dans son langage, désigne les Français non reniés que sont les nationalistes.
Mais l’ordre (ou le désordre) occidental est plus fragile qu’on ne l’imagine : la crise financière de 2007, calmée à coups de milliards virtuels, va resurgir tôt ou tard, aggravée. Le golem islamique f abriqué par les mondialistes soudera moins les peuples d’ Europe qu’il ne f era éclater des sociétés déstabilisées par un multiculturalisme d’importation. Le travail des nationalistes est aujourd’hui culturel et spirituel au premier chef. C’est par la révolution des cœurs et des âmes que la subversion mondialiste pourra être combattue victorieusement.

Éditorial de MILITANT.

Votre commentaire